Carpe diem

Publié le par Dolly

Carpe diem

Mon blog à commencer en août 2005, début de ma réflexion pour un projet bébé . Me voilà en mars 2017 avec un magnifique trésor de 7 mois et quelques. Je peux m'estimer donc chanceuse de ce parcours. Certes pour moi difficile mais tellement gratifiant au final. Toutes les épreuves aussi insignifiantes pour certaines ont été dures sur le coup à surmontées. J'ai fais beaucoup d'efforts sur moi même pour parvenir à ce que je suis maintenant !

Ce chemin aurait pu être en plus plus long, j'aurais pu passer par la PMA. Et j'ai eu le bonheur, la joie, l'extase que mon fils se loge discrètement dans mon ventre. C'est une dès raison qui fait que j'apprécie encore plus le fait d'être maman.

Moi qui m'étais résigné à tout abandonné, à me dire qu'un bébé couette etait inespéré, a envier secrètement celle qui avait eu un miracle en me disant que sa n'arrive qu'aux autres...

Au final, je pense que certaines m'envie aussi et je les comprend car j'ai ressentie la même chose quand on m'a dit que mon homme etait OATS... J'en voulais à la terre entière. Puis je me suis résignée. Et au final ce lâcher prise à payer. Je pense que le psychologique à jouer. Le fait d'abandonner, de ne plus penser aux courbes d'ovulation, aux câlins sur demande, cette frustration de ne pas y arriver... Mon corps, ma tete s'est détendue. J'ai entendu beaucoup d'histoires comme la mienne. Apres des parcours plus ou moins difficile. Le couple part en voyage, ou décide de laisser tombé et c'est la que mystérieusement sa marche... Un mystère de la nature... Mais ne dites pas à quelqu'un d'infertile que c'est dans la tete car même si sa peut être sa (moi peut être que c'était un peu de sa aussi), sa fait mal quand on l'entend, quand on est plongé dans le fait qu'il faut passer par le médical pour faire la chose la plus naturelle du monde.

J'ai appris tellement dans ce parcours... J'adore relire mes articles et me replonger. Voir le cheminement que j'ai fais. Tous ces efforts si infimes soient ils pour arriver à mon fils. Tout cela valais tellement quand on y pense. Sur le coup on est égoïste mais après je remercie tellement le fait que j'ai pu avoir un si bel accouchement. Maintenant avec le recul nécessaire, je ne veux pas entendre parler d'une seconde grossesse par contre j'aimerai tellement accoucher à nouveau. Cette sensation ultime de se sentir surpuissante de donner la vie, après tous ces moments de doute, de peur, tout se concrétise enfin. Le fait qu'on vous pose votre bébé tant espéré, tant attendu, tant imaginé contre vous. Quand il vous regarde de ses grands yeux. Ses premières secondes dans ce monde et vous êtes son univers. Vous le regardez dans les yeux et plus rien n'existe vous tombez amoureuse de cet inconnu qui a partager votre corps. Vous savez que vous allez donner tout pour lui.

Au départ ce blog etait un exécutoire pour moi qui est toujours adoré écrire (je voulais être écrivain quand j'étais enfant). Et maintenant c'est avec joie que je vois que certaines personnes sont fidèles à ce blog et surtout à mes petites humeurs massacrantes. Et j'en suis ravie. Au départ en août 2005, vous étiez déjà environ 300 à me suivre (lorsque j'ai partagé le blog au groupe Facebook PMA puis au groupe grossesse). Maintenant en février 2017, vous êtes 1300 visiteurs uniques dont une cinquantaine qui vient régulièrement me lire. Je ne pensais pas d'un tel engouement surtout que je ne fais pratiquement que me plaindre... Mais au final je dis tout haut ce que pense, ce que vis des millions de femmes... L'épuisement maternel, les doutes on est toutes une fois passée par la mes femmes en essais, les futures mamans et les mamans !

On essaye de faire du mieux que l'on peut.

Même maintenant je garde mon leitmotiv. Voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Cette expression m'a tellement soutenue. Et le soutien encore ! On se plaint maintenant d'un rien. Au lieu s'apprécier chaque instant.

On oublie que la vie est si courte. On oublie que nous sommes juste des mortels. Et que chaque battement du cœur est sacré.

Je pense que le fait de rester alitée m'a permise de cogiter et de me recentrer sur moi et les choses essentielles de la vie.

Boire un chocolat chaud par un temps de pluie, se mettre en jogging arrivé chez soi en sortant du boulot, prendre une douche 30 minutes le matin... Juste le fait de se tenir debout. Rien que sa. C'est une chance inouïe. Le fait que je reste allongée h24 m'a montrer l'expérience à quel point c'est dur d'être dépendant, j'ai pensé aux handicapés moteurs qui vivent tous les jours comme sa... Et je me suis dis que desormais je devais m'estimer heureuse de ce que j'ai et arrêté de me plaindre...

C'est sur ces notes d'humilité que je finis cet article. Je voulais juste faire passer un message. Estimons nous heureux de ce que l'on a. La vie peut basculer à tout instant. Profitons même de petits instants simples. Même s'ils sont répétitifs. Soyons contents de notre existence. De ce que nous avons. Débarrassons nous du superflus (je continue mon élan minimaliste).

Profitons et donnons des pensées positives à notre entourage !

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