En congés pour se reposer (ou pas)

Publié le par Dolly

En congés pour se reposer (ou pas)

Je suis en congé pendant une semaine !

Lundi s'est assez bien passé. Il a etait relativement sage. Il a fait ses deux siestes donc j'ai pu me reposer. J'ai pu le gérer. C'est pas que j'appréhende de le garder c'est qu'avec la fatigue j'ai tendance à être plus stricte quand je suis crevée et ce n'est certainement pas à mon fils a prendre mes humeurs !

Mon homme est en congé mercredi soir.



Par contre nuit du lundi soir horrible. Il a perdu sa tétine souvent donc j'ai du me lever 7 ou 8 fois donc autant dire que la nuit à etait très dure et courte. J'ai presque pas dormi. Et le peu que j'ai pu dormir j'ai fais des cauchemars horribles. Et il a voulu un biberon à 5 heures. Puis au final vouloir se lever à 6h30.

C'est grave mais je voudrais presque aller bosser au final. Je déteste penser sa. Je culpabilise. C'est le début de la matinée et je suis déjà sur les rotules...

Mais je n'ai pas le droit de craquer. Je suis une maman qui doit prendre sur elle.

J'ai donc souffler calmement. Je me suis enfermée dans les wc. Et j ai pleuré. De fatigue. De nerf. J'ai pleuré de tout mon saoul. Une fois fait j'ai pris un bon chocolat chaud. Et j'ai allumé la télévision. Et j'ai fais quelques étirements. Un peu de sport pour décompresser.

Histoire de me réveiller. Mon fils est dans son trotteur. Je ne voulais pas l'y mettre souvent mais j'avoue qu'il adore tellement promener dans la maison que je le laisse faire de temps en temps.



Il est réveillé si tot car il est habitué quand on va chez Madame V. Je vais déjà mieux. Je me reposerai quand il voudra bien dormir. Il annonce un temps magnifique. Peut être même du 29 30 degrés. Je vais en profiter pour le promener je pense.



Je ne pense pas faire un burn out maternel...

J'ai quand même fait quelques recherches là dessus histoire de me rassurer (ou pas d'ailleurs).



Déjà première constatation. Le burn out maternel c'est quelque chose de tabou. Personne n'en parle. Que les réseaux sociaux, dans les magasines, on ne voit que des mamans épanouies, heureuses ou les enfants posent-dorment-jouent sagement à côté d'elles. Elles sont souriantes, souvent dans une cuisine (impeccable) et toutes sont sexy et pomponnées. Bref de quoi me faire culpabiliser aujourd'hui ou j'ai des cernes, ou j'ai encore la morve au nez, ou j'ai transpiré puisque j'ai fais du sport...

Enfin j'espère que je ne présente pas (encore) les signes d'un burn-out, mais j'en suis une candidate idéale. Surtout en ce moment...

Perfectionniste, exigeante avec moi-même, passionnée, débordée, fatiguée très fatiguée enfin particulièrement aujourd'hui...

Mais tous les articles que je lis là dessus font que je me retrouve plus ou moins. Sa me fait peur.

C'est juste que quand il dort en pointillé, moi aussi. Et par voie de conséquence : j'en peux plus... Et dur de commencer la journée quand on a les yeux qui veulent se fermer tout seul !

Bon en plus même si sa exaspère ma mere (et Madame V), il est hors de question pour moi de laisser pleurer mon bébé. Les gens qui disent laissent le pleurer, il va se calmer, il va comprendre sinon et te faire la misère, pleurer et bon pour ses poumons... Donc quitte à être crevé autant prendre sur moi et le consoler quitte à y passer plusieurs minutes. Je me dis que j'aurai tout le temps de dormir quand je ne serais plus de ce monde. Oui cette vision est horrible mais je vous ai déjà dis que quand je suis fatiguée j'ai eu tendance à la dépression et aux idées débiles.



Avec les tensions dernières de chéri, je ne rigolais plus trop. J'avais moins de patience de tout concilier, maison, boulot, amour, mon fils...

Quand on prend du temps pour mon fils, j'ai pas le temps de réconcilier mon couple. Enfin bref. Toussa, toussa à fait que j'ai commencé à repenser à ce mot. Burn-out.

Peut être lorsque j'ai pleurer dans les wc pour me vider émotionnellement ? Peut être parce que je préfère être à mon boulot plutot que de rester à la maison ?

Je pense que c'est méchant de me faire croire qu’il était matériellement possible de s’occuper de ses enfants H24, de les faire manger bio et équilibré, de laver leurs couches home-made, d’avoir une maison impeccable avec des jouets rangés dans des bacs étiquetés, de fabriquer soir même du matériel éducatif Montessori, de les emmener à la piscine, de rester toujours calme et sereine en toute circonstance, d’avoir un travail prenant (mais pas trop quand même) et passionnant, qui nous rend fière et nous épanouit, sans oublier de faire son footing, d’aller au yoga, d’être bien pomponnée et épilée et bien entendu, de jouir au moins trois fois par semaine...



Voila. J'essaie de tout gérer.

D'être parfaite. Mais c'est dur. De tout mener de front.

Parfois je donne des pots industriels. Parfois je le laisse regarder la télévision.

Suis je quand même une mauvaise mere ?

On dit merci la société de nous inculqué le fait qu'on doit être parfaite dans tous les domaines !

C'est aussi une affaire historique, culturelle, sociale.

La pression sociale exercée sur les mères est enorme :

- sois parfaite avec tes enfants bien élevés et donne leur tout ce dont ils ont besoin

- soit parfaite avec ton mari,baise-le, soigne-le, fais-lui à manger, fais-lui des blagues, sois-lui fidèle

- soit parfaite avec toi-même, épile toi, fais du sport, fais un régime, maquille toi, sors avec tes potes...

Tout ça, ça donne juste envie aux mères épuisées (comme moi ce matin !) de se taire et de se murer dans le silence en disant qu'on est nulle, que l'on a un soucis puisque les vitrines au bonheur montre que l'on peut gérer le quotidien facilement et que l'on y arrive pas ! Pourquoi ?

Malgré tout, la pression est plus sur nous puisque pour un papa qui s'occupe de son enfant est juste félicité (et même parfois adulé !) alors que les mères au foyer qui ont donc un métier éreintant (que je les comprend maintenant !) sont parfois assimilées à des flemmardes car elles ne bossent pas et restent à la maison !

Pourquoi est ce tabou ?

Sa arrive à tout le monde d'être fatigué ! Malgré tout, je ne renoncerai jamais à répondre aux besoins de mon fils et ce malgré les cernes, malgré le manque de sommeil ! Et ce même au détriment de mon bien être.

Car le burn out au final c'est le trop plein d'amour. On veut tellement la perfection pour notre enfant que l'on s'efface. Que l'on s'oublie. Que l'on se fatigue. Que l'on atteint le bout. C'est le dépassement maternel. C'est juste une maman qui veut le meilleur pour son enfant et ce quitte à se laisser envahir.



Je dirais en tant que maman ayant frôlé (ou fait je ne sais toujours pas) le burn out maternel je peux dire qu'il faut arrêter de faire culpabiliser les mamans à vouloir à tout prix les rendre parfaites. Arrêtons d'être hypocrites.

Nous sommes humaines. Ils nous arrivent à toutes (et tous) de craquer. De pleurer. Ce n'est pas pour sa que nous ne sommes pas de mauvais parents. Au contraire. On se remet en question. On hésite. On veut le meilleur. On se questionne. Et au final sa nous rend plus fort.



Au final je suis fière d'être maman. J'ai tellement attendu. Je l'aime plus que tout mon être. Je pourrais me saigner pour mon fils. Ce n'est pas un cliché par contre. Je continuerai à douter, pour avancer. Je veux le meilleur pour mon fils...



Allez une bonne douche et j'irai le promener en poussette. La vie est belle et après la pluie le soleil revient toujours !

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