Le drame de l'uvesterol...

Publié le par Dolly

Le drame de l'uvesterol...

Sa à fait la une des journeaux.

Le décès de ce petit bout de chou suite à l'administration de la vitamine D de la marque uvesterol. Ce qu'on m'avait conseillé à la maternité en plus !!! Bon à la maison j'avais oublié souvent de lui en donner mais avec ce drame j'ai jeté carrément la boite...

Il s’agit d’un médicament très courant indiqué « dans la prévention et le traitement de la carence en vitamine D chez le nouveau-né, le nourrisson et l’enfant jusqu’à 5 ans », rappelle l’ANSM. La vitamine D est naturellement produite par notre corps, sous l’effet des rayons du soleil. Mais les nourrissons, généralement peu exposés au soleil, n’en produisent pas suffisamment.

De leur naissance jusqu’à leurs 18 mois, ils prennent donc quotidiennement un médicament à base de vitamine D, prescrit par leur pédiatre. Passé un an et demi, les enfants en prennent seulement deux doses, deux fois par an, en novembre et en février, jusqu’à leurs 5 ans.

« La vitamine D est indispensable chez tous les nourrissons pour prévenir d’éventuelles carences ». Lorsqu’elle n’est pas synthétisée en quantité suffisante, les enfants sont exposés à un risque de rachitisme, c’est-à-dire un manque de calcification des os et des cartilages qui se traduit par des retards de croissance. Un manque de vitamine D peut également entraîner une déminéralisation osseuse, autrement dit une fragilisation, voire une déformation des os qui augmente le risque de fracture.

De toute façon la ministre de la Santé demande aux parents, à titre de précaution, d’arrêter d’administrer ce produit à leurs enfants… Il vaut mieux la prudence comme on dit.

Du coup une procédure de suspension de la commercialisation de l’Uvestérol D a été engagée.

Cette décision a été prise par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) « par mesure de précaution », a précisé Marisol Touraine. Un nourrisson âgé de dix jours était décédé le 21 décembre après une prise d’Uvestérol D, un médicament très courant utilisé contre la carence en vitamine D.

L’Uvestérol D est fabriqué par le laboratoire Crinex, sis en banlieue parisienne et spécialisé dans la prévention des maladies des nourrissons et l’hygiène bucco-dentaire. Il emploie 27 salariés et l’Uvestérol D représente environ 10 % de son chiffre d’affaires, qui était de 20 millions d’euros en 2015.

Le pire c'est que, l’Uvestérol D est l’objet depuis 2006 d’une surveillance renforcée en raison de ses potentiels effets indésirables liés à son mode d’administration. L’Uvestérol D se présente sous forme liquide, dans un flacon dont on extrait, à l’aide d’une pipette, la dose à administrer.

Une injection réalisée de manière inappropriée, c’est-à-dire avec une pipette mal insérée dans la gorge, dans une posture allongée ou encore après un repas, risque de provoquer un malaise vagal du nourrisson ou une fausse route alimentaire (lorsqu’un aliment passe dans la trachée vers les voies respiratoires, au lieu d’aller dans l’œsophage).

Plusieurs incidents graves de la sorte ont été signalés par le passé, valant au produit « une surveillance renforcée » depuis 2006. La mort du nourrisson fin décembre est venue raviver les inquiétudes et les critiques autour de ce médicament. Selon l’autopsie, le bébé est mort à la suite d’un « arrêt cardio-respiratoire » après avoir reçu une dose d’Uvestérol D. L’enfant a présenté « des signes de suffocation » « immédiatement après l’administration » du produit, « deux heures après la tétée », avait détaillé l’ANSM dans un courrier électronique envoyé le 30 décembre aux centres régionaux de pharmacovigilance.

Deux médicaments peuvent constituer des alternatives à l’Uvestérol : le Zymad et le Sterogyl. L’Uvestérol et le Zymad se partagent la quasi-totalité du marché du médicament à usage quotidien pour les nourrissons contre les carences en vitamine D. Ces deux médicaments, vendus à plusieurs millions d’exemplaires chaque année, sont remboursés à 65 %. L’autre médicament, le Sterogyl, est moins bien remboursé par la Sécurité sociale.

« Ces deux médicaments ont l’avantage de ne pas s’administrer à l’aide d’une pipette. Ils se donnent sous forme de gouttes », précise le pédiatre Patrick Tounian. Selon Jean-Louis Chabernaud, président du Syndicat national des pédiatres en établissement hospitalier, interrogé par Europe 1, si l’Uvestérol est davantage prescrit, c’est surtout pour des raisons marketing.

Cette histoire me rappelle la controverse des vaccins. Je ne vais sûrement pas revenir là dessus, chacun est libre de penser par soi même. Néanmoins cet accident est bien malheureux et on ne saura jamais le fin mot de l'histoire...

Je veux juste avoir une grosse pensées aux parents de ce bébé... et je leur souhaite bien du courage dans ce triste événement...

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