Première piscine pour mon fils

Publié le par Dolly

Première piscine pour mon fils

Aujourd'hui, 32 degrés dans la journée. Piscine à 30 degrés.

J'avais acheté tout l'équipement. Une super bouée où il est assis dedans (très pratique) et des couches exprès (c'est pas donné ce genre de couches d'ailleurs).

Le matin on a donc profiter pour promener un peu (achat de peinture pour la terrasse) puis ranger la maison (qui aurait cru que je deviendrais presque une fée du logis !).

L'après midi il a fait une petite sieste (de 12h15 à 14h environ) et nous sommes partis nous baigner.

Quand je pense encore que l'année dernière j'étais cloîtrée sur mon canapé ! Je sais je pense souvent à sa mais sa me permet ainsi de relativiser sur beaucoup de choses. À chaque fois que je commence à raler, d'un rien, d'une broutille, je pense à l'attente, au fait de ne pas bouger. Et sa me remet les idees en place. Je me rappelle de cette délectation, juste quand j'ai pu prendre une vraie douche de plusieurs minutes simplement debout et pas assise sur une chaise. De me relever et étendre mon linge. Juste arroser mes fleurs. Des petits gestes tout simples mais comme sa je n'oublie pas la conclusion que j'ai pu apprendre lors de ma MAP. Ma fameuse phrase : voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide !

Que la vie est faite de petits bonheurs tout simples. Des gestes du quotidien auxquels on ne fait plus attention. Qu'on rale trop pour rien. Alors que la joie réside en de simples gestes anodins. Quelle chance que l'on a, rien que de se lever, flâner, rêver, courir, sauter ou nager ou même marcher. On oublie trop souvent ce genre de choses tellement on est perdu dans cette routine, dans ce quotidien qui nous renferme sur nous même et on oublie l'essentiel... Nous devenons râleurs, aigris, nous ne voyons plus les petits plaisirs que l'on peut avoir.

D'ailleurs j'ai une cousine qui doit accoucher en août (pratiquement le même terme que moi) et qui est également obligé de rester alitée. Mais elle ne se prive pas, elle est allée se baigner. Elle sort de temps en temps. Enfin c'est normal elle a une petite à s'occuper déjà. Mais moi jamais je ne me serais permise de faire cela. Pour moi c'était alitement strict. Maintenant que j'y pense je suis tellement contente d'avoir respecter ces consignes. Je contenais ma peur, dans ce blog, dans toutes les fois où je me suis énervée, ou j'ai râler pour rien. Quand je m'aperçois du chemin parcouru, quand je relis les articles de mon blog. J'ai un pincement au cœur, la nostalgie je dirais. Je suis si heureuse et si émue de tout sa. D'avoir tenue. Pour le bien de mon fils. D'être aller au bout de la prématurité ! 37 sa tout pile. Ouf !

Peut être que si c'était mon second je n'aurais pas réagis pareil. J'aurais peut être été plus cool. Mais au final quand on passe par une MAP on se blinde, on ne réfléchi pas aux conséquences. On vit au jour le jour, en les comptant, espérant que tout passe vite. Chaque jour qui passe est gagné.

C'est une victoire en soi. Ce compte à rebours que j'ai vécu et qui me rend si responsable. Je ne cesserai jamais de me dire cela. Je relis avec émotion mon parcours avec les souvenirs qui remontent à la surface grâce à mon petit blog ! C'est vraiment une thérapie d'écrire... Je suis certaine que sa m'a permise de tenir pendant les long jours d'attente...

D'ailleurs quand j'y pense je me dis qu'il faut être fou pour recommencer. Plusieurs de mes connaissances sont de nouveau enceinte ou pense à avoir un second ou troisième. Moi qui ne voulais pas d'enfant. Puis maintenant j'ai mon fils. Avec la MAP je me suis dis chaque jour, non jamais je ne repasserai par la. Ne me parlais pas de second. Mon fils sera très bien seul. Enfant unique et gâté ! Et en fait, le corps, la tête fait qu'on met de côté les mauvais moments (on ne les oublie pas) et on ne voit que le bonheur procurer par la naissance de notre enfant. Tous les doutes, toutes les peines, toutes les souffrances disparaissent comme par enchantement lorsque l'on pose notre bébé contre nous. Toute douleur s'efface pour laisser place à une entière satisfaction. Ce sont surement nos gènes qui font que nou sauvegardons en premier ces premiers instants si précieux pour qu'on recommence peut être ! Moi qui etait contre voilà que je me dis que le fait de ne plus le sentir dans mon ventre me manque. Je me surprend parfois même à imaginer une frère ou une soeur à mon fils. Bon pas pour tout de suite non plus. Mais dans quelques années. Moi qui etait fermé sur la question, je me surprend à penser de plus en plus à cette hypothèse. Bien entendu je garde jalousement cette envie au plus profond de moi. Personne ne doit savoir...

En tout cas pour en revenir à la piscine... Verdict il a adoré ! Il n'a pas peur de l'eau bien au contraire. Je suis contente moi qui est une mini phobie de l'eau (lorsque je n'ai pas pied j'ai tendance à paniquer). Et je ne veux surtout pas refiler ma peur à mon fils. Donc c'est avec grand plaisir que mon homme s'est occupé de lui pendant que je bronze.

Il y a des jours parfois difficiles. Ou il faut avoir de la patience. C'est clair je vais pas mentir. Mais ce n'est rien face à toutes les fois où il me sourit, ou il m'appelle maman...

C'est dingue les moments comme sa valent de l'or. Dans ces instants magiques je suis sur mon nuage. J'aime ma famille. Malgré les possibles tensions avec mon homme. Je realise que les choix que j'ai fais ont été les bons. Malgré tous les mauvaises passades, je me rend compte que je nage en plein bonheur. Que demander de mieux. J'ai mon enfant. Je suis une maman comblée. Même s'il me manque quelques heures de sommeil...

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